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Des White dans les fjords de Norvège !

Publié le par Alain Bourguignon

Chers lecteurs !

Voici en avant-première, mais surtout avec plus d'un mois de retard, le récit de la dernière croisière du Polaris 1 pour la saison 2016 : une croisière en partance de Svolvaer, aux Lofoten, jusqu'à Bergen. Pour ce dernier périple, j'ai délégué la rédaction de l'article à nos chers amis Samuel Blanc et Agnès Brenière (pas encore tout-à-fait blanche... mais presque !). On pourrait penser que c'est de cette délégation qu'est né le retard dans le blog... mais non, c'est de ma faute, j'ai été dépassé par les derniers événements - un chantier épuisant ! Retournons donc un mois et demi en arrière, le 3 Octobre. Un reportage de Sam et Agnès - photos comprises ! Grand merci les amis pour ce dernier long et bel article ! Enjoy, chers lecteurs.

Des White dans les fjords de Norvège !

"C’est les vacances ! Ah non, en fait, pas pour tout le monde… Au moins pour nous, Agnès et Samuel - tout juste embarqués sur le Polaris - et qui prenons la plume en lieu et place d’Alain cette semaine… Ce qui quand même lui fait des vacances !

3 octobre :

Ce dernier voyage de la saison du Polaris débute à Svolvær (qui se prononce en fait « Svolvar ») sous un superbe soleil. Nous sommes arrivés hier soir, tandis que le voyage précédent se terminait. Aujourd’hui c’est le jour d’escale pour l’équipage, qui nettoie, bricole, prépare, et profite aussi pour faire quelques emplettes ou capter une connexion internet au café d’à-côté (c’est comme ça qu’Alain a pu envoyer le blog précédent, nous sommes témoins !). « Plus qu’une ! » (avant de terminer la saison) se disent nos marins. Avant que les passagers de notre voyage n’arrivent, on se retrouve une dernière fois au café avec frites et hamburgers (faut pas le dire au Chef ! ;-)).

En guise de bienvenue nous avons droit le soir à une aurore, juste au-dessus du bateau ! Atténuée certes, par les lumières du port de Svolvaer (qu’on aurait bien éteintes, mais on n’a pas trouvé l’interrupteur). Là-dessus, une bonne nuit de sommeil en attendant le départ demain matin.

4 octobre :

8h, c’est l’heure du petit-déjeuner. Le soleil sort tout juste et le Polaris se met en route. La sortie du port de Svolvaer vaut déjà le détour. Deux heures plus tard nous voilà dans le Trollfjord, son étroiture et ses hautes falaises. Une fois au fond nous partons en zodiac (ici, nous = les passagers – que nous sommes !). Quel calme. Et quel temps ! Les montagnes se reflètent dans l’eau, c’est superbe. Au niveau faunistique (oui nous on cherche les animaux en général) c’est d’abord calme. Mais nous aurons tout de même la visite de majestueux pygargues à queue blanche, qui passeront tour à tour au-dessus de nos têtes. Quelques phoques timides pointent également le bout de leur nez.

Après le déjeuner nous accostons sur un quai qui fait tout juste la taille du bateau. Nous sommes à Ulvågen, un « mini-village » - disons hameau - d’une quinzaine de maisons. Nous partons explorer les environs et empruntons un petit chemin indiqué par Arthur. Celui-ci nous rejoint en haut, à proximité de deux lacs. Des élans sont passés avant nous (crottes et traces) ainsi que d’autres visiteurs (locaux ?) car nous trouvons trois beaux bolets laissés bien en vue au bord du chemin. Dimitri et Roxane, Alain, Aline et Quentin montent à leur tour. Airelles, groseilles, myrtilles et camarines bordant le chemin n’ont qu’à bien se tenir !

En fin d’après-midi le Polaris se remet en route direction Henningsvær, où nous nous abriterons pour la nuit, le mauvais temps arrivant. Déjà le Polaris tangue et l’arrivée dans le canal et le petit port de pêcheurs d’Henningsvær est appréciée de tous. Alain saute sur le quai en élégant lamaneur et nous voici bientôt amarrés dans ce havre de paix.

Des White dans les fjords de Norvège !
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5 octobre :

Henningsvær s’éveille et nous aussi. Pour autant, il n’y a pas un chat dehors. Il faut dire que ce n’est pas un temps à en mettre un (ni un chien d’ailleurs). Le vent a effectivement forci et il pleut par intermittence. Nous passerons la journée ici, plutôt qu’à « se faire brasser en mer » selon l’expression Arthurienne. Sage décision. La plupart d’entre nous entreprennent d’aller voir le phare mais il est inaccessible, propriété privée ! Cela nous permet cependant de nous rendre compte à quel point nous sommes à l’abri, au cœur de la petite ville : dehors le vent souffle et la mer cogne les rochers et la digue

impressionnante qui protège le port et une partie de la ville. Nous déambulons dans les rues, visitons un ou deux magasins (lorsqu’ils sont ouverts !) et découvrons un charmant petit café-restaurant-boutique-fabrique de bougies dans lequel nous passerons une partie de l’après-midi tous les trois avec Alain à siroter un chocolat chaud au lait de soja (si si c’est bon !). Mais déjà la « boutique » ferme (à 16h ! Comme la plupart des magasins ici). La jeune femme qui la tient nous offre pour l’occasion des petits pains à la cannelle (miam) ainsi que trois assiettes garnies de crevettes et saumon fumé ! « Sinon je vais les jeter » nous dit-elle. Beau geste.

Fin d’après-midi pluvieuse et soirée tranquille à quai.

Des White dans les fjords de Norvège !
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6 octobre :

Au lever du jour le Polaris s’ébranle et nous quittons Henningsvær. Direction Nusfjord. De nouveau son petit quai accueille le Polaris. Ce village touristique qui grouille l’été est bien calme en cette saison. Tout au plus quelques habitants, quelques passants et quelques chats. Dont un qui escorte notre petite troupe jusqu’au lac et la forêt adjacente ! Il est bien beau et sympathique ce chat de la forêt de Nusfjord. Et il s’est trouvé un copain avec Alain qui lui fait des câlins (et oui ça rime ! ;-) On apprendra par la suite qu’il s’appelle Tidemann. Drôle de nom pour un lynx, heu chat. Tidemann donc, nous laissera sur le chemin du retour, préférant fureter dans SA forêt. Dans celle-ci il reste aussi quelques champignons, qu’Arthur et son grand-père, René, ne manquerons pas de débusquer, pour le bonheur de nos papilles à midi.

Des White dans les fjords de Norvège !
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L’après-midi nous gagnons le Bunesfjorden. Pour se faire nous passons sous un pont (le premier du voyage) menant à Reine (prononcer Rayneu). Ca passe tout juste, en tout cas c’est l’impression que ça laisse. D’autant qu’il y a un échafaudage sur la moitié du pont, et sous celui-ci pas sûr que ça passe ! L’arrivée dans le fjord juste après vaut le coup d’œil. Le Polaris mouille et nous sommes débarqués sur le ponton de Vinstad, autre mini-village. Une balade traverse le « village » et part vers un petit col (haut de 50m selon Arthur, 90m en réalité ;-)) puis redescend vers une plage. Alain et Quentin eux prennent la tangente, version « bouquetins » et grimpent directement sur les hauteurs. De notre côté nous montons au col avec une partie de la troupe, puis prenons la tangente à notre tour pour gagner de la hauteur (et de la vue) en dominant la plage. Qu’ils sont petits nos amis tout en bas ! La falaise rectiligne dominant la plage est vraiment impressionnante. Sur la descente, une séance de yoga s’improvise au-dessus de la baie…

La nuit tombe, et juste après le dîner le Polaris se remet en route, cap au Sud. Quelques minutes plus tard une drôle de lueur légèrement mouvante apparait dans le ciel sous un nuage. Une aurore ! Tout le monde se retrouve sur le pont pour en profiter. Elle passe sur l’arrière du bateau et finit par s’estomper au bout de quelques minutes. Mais pour certains c’était la première. Le Polaris se met à tanguer et presque toute la troupe part se coucher. Alain, de veille en passerelle avec Arthur, et René qui leur tient compagnie, verront d’autres aurores un peu plus tard. Et le clou du spectacle sera vers 4h, mais seuls Anthony et Dimitri en profiteront… On regrette un peu de n’avoir pas veillé (et été réveillés : hein Alain !! ;-)) mais le roulis (plus le décalage horaire pour nous qui arrivions de l’autre bout de l’Eurasie quelques jours plus tôt) avait eu raison de nous. On retentera la nuit prochaine.

Des White dans les fjords de Norvège !
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7 et 8 octobre :

La journée du 7 se passe en mer, mais proche des côtes. Le cercle polaire a été franchi (en direction du Sud) dans la nuit. Nous longeons plusieurs îles et passons devant Torghatten, « la montagne percée », puis par Rorvik, passage étroit entre les maisons

d’un village. Après le dîner, certains - pour ne pas dire la plupart - sortent sur le pont, à l’affût d’une aurore et avec la ferme intention cette fois de ne pas la rater si la nuit s’avère fructueuse. Pour ce faire Ronan s’installe avec bonnet et couverture sur une chaise sur le pont. Une lueur diffuse apparaît bientôt ! Rien de très grandiose mais c’est toujours ça. Nous réalisons aussi que nous sommes déjà au sud du cercle polaire… Cela dit, le ciel étoilé est superbe (tiens, il y a même une étoile filante !) et la voie lactée bien visible. L’observation aurorale se transforme alors en observation astronomique. Arthur cherche son « super petit bouquin » sur le sujet, sans succès. Mais certains, comme René savent reconnaître des constellations. « Tiens, là c’est Polaris ! » Nous filons finalement au lit (moins vite que l’étoile tout de même), en demandant à ce qu’on nous réveille si le ciel s’embrasait. Arthur passe le message pour les quarts suivants. Pas de réveil cette nuit là encore. Mais on en veut pas à notre cher Alain cette fois (encore) ;-) 

Le 8 nous arrivons dans la matinée devant la petite île de Grip, tout juste assez grande pour contenir le village du même nom. Le temps est superbe et le village charmant. Nous déambulons dans ses ruelles bordées de jolies maisons colorées qui se reflètent parfaitement dans l’eau limpide. La plupart sont des maisons de vacances, inhabitées en cette saison. Des pêcheurs sont là et ramènent homards et crabes, ce qui donne l’idée à Anthony et Arthur de fabriquer un casier pour tenter notre chance.

L’après-midi s’organise entre balade en zodiac autour du village et vers le phare pour les uns, pêche ou balade tranquille dans le village pour les autres. Ronan s’installe pour croquer une maisonnette au toit végétalisé. De nombreux tournepierres à collier et bécasseaux violets sont regroupés sur les rochers ou les pontons, s’apprêtant à passer l’hiver.

A la nuit tombante, le casier est relevé - vide – et nous repartons vers notre prochaine escale : le Geiranger fjord.

Des White dans les fjords de Norvège !
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9 octobre :

Nous naviguons ce matin dans le Geiranger fjord, très parcouru en été, mais bien plus calme à cette saison. Vers 11h le Polaris reste à la dérive pour nous permettre d’aller à terre. Arthur a proposé une balade qui monte jusqu’à une ancienne ferme, à 250 m d’altitude ; En la découvrant on se demande comment y accéder, car celle-ci se trouve en haut d’une falaise. Il y a pourtant bien un chemin, qui part dans la forêt et monte à flan de falaise à l’aide d’une main courante. Le versant étant à l’ombre, nous décidons pour la plupart d’attaquer par la rive opposée, dominée par une autre ferme. Le chemin est moins vertigineux et grimpe dans la forêt. En haut, trois maisons en bois et pierres se dressent fièrement. La vue est splendide et l’endroit parfait pour pique-niquer. Il y a même un banc. L’une des maisons est joliment aménagée (on voit à travers les fenêtres ;-)) On resterait bien passer quelques jours ici… Sur le versant d’en-face, le soleil apparaît timidement sur les hauteurs. Nous redescendons, pour remonter de l’autre côté du fjord vers la ferme de Skageflå. Les deux fermes sont à la même altitude. Celle-ci est classée au Patrimoine de l’UNESCO. Il est vrai que le site vaut le détour (ou l’ascension). On a du mal à imaginer qu’il y eu ici jusqu’à 125 chèvres, 10 vaches et 2 chevaux ! Les jeunes enfants quant à eux devaient être attachés lorsqu’ils jouaient dehors, pour éviter qu’ils ne tombent de la falaise… Nous retrouvons Dimitri et redescendons ensemble. Le Polaris entre temps a rejoint Geiranger. Anthony vient nous récupérer en zodiac, ainsi qu’Alain et Florian descendus à leur tour de la ferme d’en face. Dimitri prend les commandes. On se dépêche, les passagers attendent le zodiac pour aller à terre à Geiranger. Retour « tape-c…» et mouillé ! De quoi agrémenter la fiche de

commentaires de fin de croisière… ;-) En fin d’après-midi nous levons l’ancre (enfin pas nous évidemment). Les rives du Geirangerfjord s’assombrissent et la nuit le recouvre bientôt. Plus tard Alain prendra les commandes du Polaris un moment – avec brio faut-il le souligner ? - pendant qu’Arthur fait sa ronde en passerelle. Nous partons donc dormir sur nos deux oreilles.

Des White dans les fjords de Norvège !
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10 octobre :

Vers 11h nous arrivons à l’île de Kinn. Le temps est (encore !) superbe. Deux possibilités s’offrent à nous : monter au sommet de l’île ou en faire le tour. Nous commençons par la première et après une demi-heure de montée, profitons de la vue splendide qui s’offre à nous sur les alentours (Alain, tu avais raison ça vaut vraiment le coup !). Quelques photos et un rapide pique-nique et nous redescendons déjà car nous voulons avoir le temps de faire le tour de l’île tant qu’il y a encore du soleil. Au village nous retrouvons René, Hélène et Ronan en pleine discussion avec une habitante qui leur a ouvert une galerie de peinture et qui nous conseille de la prévenir la prochaine fois afin qu’elle ouvre aussi l’église. Une dame charmante et passionnée par son île (sur laquelle son mari est né). Elle s’appelle Sissel, et nous offrira même un livre sur « son » île (en norvégien…). Avec son mari et sa fille ils élèvent des moutons, que nous avons croisés, et dont la laine est particulièrement longue et douce. Avec René on se laisserait presque tenter pour rapporter une peau (qu’elle vend). Un peu encombrant cela dit. Chaque mouton a un nom (même lorsqu’il ne leur reste plus que la peau, celle-ci porte son nom). L’un s’appelait Diesel par exemple, car né sous un tracteur, il avait reçu une goutte de diesel et sa mère ne voulait pas le nourrir. La famille d’éleveur s’en était donc occupé. Le tour de l’île est surprenant : alternance de zones marécageuses, ou plus rocailleuses, passage du col qui est une faille entre les deux parties de l’île… Deux pygargues à queue blanche nous survolent. Deux couples nichent dans les falaises nous a indiqué Sissel. En revanche, pas de loutre, pourtant elles sont présentes ici et nous avons cherché au bord de l’eau. La prochaine fois peut-être...

Des White dans les fjords de Norvège !
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11 octobre :

Au lever du jour nous arrivons dans le Aurlandsfjord, puis naviguons dans le Naeroyfjord. Vers 10h le Polaris mouille et nous débarquons au lieu-dit Inste Holmaviki (comme ça se prononce ?) pour se balader sur l’ancien sentier postal qui longe la côte. Il fait frais (du genre 3°C) et le sentier est encore à l’ombre, mais cela ne décourage pas la petite troupe. Le sentier est agréable (bien que glissant à certains endroits, notre pauvre Ronan en fera les frais) avec de très jolies vues sur le fjord et les montagnes s’y reflétant. En chemin nous croisons quelques moutons. Dans les arbres sittelles, troglodytes et mésanges nous accompagnent en musique. Deux heures plus tard nous arrivons à Styvi, hameau de quelques maisons. En attendant le zodiac sur le ponton c’est un ferry qui vient nous demander si on veut embarquer ! « No thank you » C’est que nous avons notre chauffeur particulier nous. Anthony arrive bientôt, et étant donnée la distance qui nous sépare du Polaris, et la température ambiante, il nous embarque tous à la fois. Onze dans le zodiac ! On n’avance pas mais au moins on se tient chaud ;-) A bord, une bonne soupe, dont le Chef a le secret réchauffe tout le monde. Après le déjeuner certains disparaissent dans leur cabine, d’autres partent marcher dans le village d’en face, pendant que les abeilles du Polaris s’affairent en piquant ou peignant…

En milieu d’après-midi on appareille pour Flåm où on arrive une bonne heure plus tard. Pendant l’apéro (offert par Jacqueline) un Norvégien s’occupant présentement du petit port monte à bord pour voir Arthur. Il nous parle du village, d’environ 400 habitants,

dans un anglais teinté d’accent norvégien, où l’été débarquent une foultitude de touristes (on en a oublié les chiffres impressionnants, Alain si tu te souviens…). Après le dîner, nous profitons de cette escale à quai pour aller boire un coup avec l’équipage dans un bar « Viking » (selon les dires d’Alain). En fait de Viking, le serveur est espagnol, et des touristes asiatiques se prennent en photos devant la cheminée centrale du bar. Joli bar tout de bois vêtu cela dit. La spécialité ici c’est la bière. Chacun en commande une, plus ou moins originale et alcoolisée (jusqu’à 8° !). Un moment bien sympathique qui rappelle les soirées ensemble à Longyearbyen (mais toujours sans Viking)...

Des White dans les fjords de Norvège !
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12 octobre :

Programme prévu aujourd’hui : prendre le train qui monte de Flåm à Myrdal en pleine nature (super emprunté l’été) puis redescendre soit à pied (en tout ou partie), soit en train (idem), soit en vélo. Nous avons opté pour cette dernière option. Dimitri, Roxane, Alain et Chef aussi. Départ prévu à 11h50. Nos camarades passagers partent en éclaireurs vers la gare… et reviennent bientôt, dépités : pas de train circulant aujourd’hui ! « Maintenance en court. Revenez demain. » Ca n’est pas de pot… On ressort les cartes imprimées par Arthur et on réfléchit à une alternative. Chacun se disperse alors en petits groupes. Nous décidons de monter à la cascade qui domine le village. Un peu dommage car elle est (déjà !) à l’ombre. En descendant nous retrouvons René, Philippe et Marie-Claire, puis Evelyne sur la route du bas. Florian lui monte d’un bon pas. Alain (le Alain passager) est resté dans la rivière à la recherche de sable pour sa collection. L’équipage (sauf Arthur et Florian) est parti se faire un resto pour midi. Nous on pique-nique au soleil (enfin !) sur le port. Une boulangerie se trouve juste à côté, parfait pour le dessert. On y rencontre deux français (sur les trois que compte le village actuellement). L’un (qui aide à la boulangerie) est maitre d’hôtel, l’autre le boulanger lui-même. Le troisième est cuisinier. Forcément… Le shopping est tentant, mais c’est vraiment du spécial touriste. On réussit à résister (on est trop fort ! Il faut dire que les prix prohibitifs aident). René, du haut de ses 84 ans a encore les jambes qui le démangent. Moi (Agnès) aussi, attirée par le soleil sur le versant d’en face. D’autant qu’il disparaît au village. Nous tentons tous les trois une montée sur la colline verdoyante qui domine le village, mais l’ombre nous rattrape vite et nous changeons d’avis. En chemin des moutons curieux et probablement habitués à être nourris par les touristes se précipitent en nous voyant agiter de l’herbe. Samuel part finalement faire un tour vers les boutiques (juste au cas où) avant de rentrer. Avec René on est décidés à aller voir les vielles fermes d’Otternes, encore bien ensoleillées sur le versant d’en face. Nous passons par le Polaris, ou Anthony est d’accord pour nous mettre un zodiac à l’eau, afin de nous rapprocher de l’endroit en évitant la route monotone et à l’ombre. Alain et Roxane se joignent à nous et Dimitri se réjouit de nous conduire. Il nous débarque sur une petite plage, d’où part un encore plus petit chemin… qui mène à une maison et son jardin ! Nous le traversons néanmoins sur la pointe des pieds, en s’excusant auprès des propriétaires absents (s’ils nous lisent…) Il faut bien passer. Nous grimpons une vingtaine de minutes et arrivons sur le plateau où se trouvent les fameuses fermes. Le coin est charmant, reposant… Dans une grange sont exposés des dessins et photos d’enfants représentants les lieux. Il y a également des pierres peintes. On admire les fondations et façades de ces anciennes demeures. Une maison plus récente est elle encore occupée. Peut-être par les gardiens de ces lieux, bien entretenus ? Nous prélevons néanmoins quelques jolies pommes tombées de leur arbre pour rapporter à nos amis à bord.

Pendant notre virée, une partie de pêche a eu lieu à bord, et cette fois, des maquereaux ont été remontés. Aussitôt sortis il sont passés entre les mains expertes de « Chef » et hop transformés en rillettes, parfais pour l’apéro que nous payons à notre tour à nos compagnons de voyage (il faut bien faire travailler un peu Alain ;-)) Vers 21h, nous quittons Flåm. La lune est de sortie et éclaire le fjord et ses parois abruptes. Encore une belle nuit. Bon quart les gars !

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13 octobre :

Dernier jour du voyage. Une matinée de navigation (en plus de la nuit dernière) nous emmène à Bergen d’où nous débarquerons demain. Pour ce faire le Polaris emprunte des canaux, dont certains plutôt étroits. De petites maisons les bordent ça et là. Elles deviennent plus grandes (et plus moches) à l’approche de Bergen. Une fois à quai, chacun s’éparpille dans la ville. De notre côté, après avoir mis le nez dans les boutiques touristiques (et vu trop de « Made in China ») nous décidons de prendre le funiculaire qui monte sur une colline dominant la ville (en 5 minutes) et de redescendre à pied (45 minutes). Il fait beau et en ce vendredi il y a du monde qui se promène. Et beaucoup d’enfants. De la colline on observe la ville (c’est le but 1er de la montée : la vue) et des chemins et allées partent en forêt. On comprend que ce soit le lieu de promenade des habitants de Bergen. Certains viennent aussi pour le coucher du soleil, idée de Roxane et Dimitri d’ailleurs ce soir, à retenir. ;-)

Pour cette dernière soirée du voyage nous nous retrouvons tous autour d’un verre (de champagne, merci René !) et trinquons à Alex, 3ème arrière-petit-fils de René (et Neveu d’Arthur) arrivé en ce monde hier soir.

Mais déjà il faut refaire les bagages, et remplir, une fois n’est pas coutume puisque nous sommes passagers, la fameuse fiche de commentaires du Polaris. Elle sera salée, ou sucrée on ne sait plus...

Ce voyage fut une belle découverte pour nous et on le refera avec plaisir, surtout si Alain est là pour nous faire rire, nous apporter un chat en forêt et nous concocter des jus d’orange ou cappuccino au lait de soja (mais chuut). En ce qui concerne le Polaris, nous le retrouverons en juin, au Spitzberg, avec une partie de l’équipage et notre cher Al’Cappucc !

Après plus d’une semaine de beau temps, un fort coup de vent est annoncé ces prochains jours. Le Polaris va attendre un peu à l’abri avant la traversée vers Boulogne… On vous souhaite bon vent les gars, et bon courage pour le chantier !

Merci Alain de nous avoir laissé ta tribune pour ces quelques jours. On espère avoir été à la hauteur… Et t’avoir permis de reposer un peu ta plume, pour la reprendre bientôt de plus belle (on a hâte). Quoi qu’il en soit, ce fût un plaisir de te retrouver, cher comparse !

A bientôt amis lecteurs d’Alain into the real pour suivre ensemble ses prochaines aventures...

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