Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

French toast, please ! (1st part)

Publié le

Ouah, quel public génial !

C'en est fini des croisières ski pour cette saison 2016. Et pour entamer la saison estivale de découverte du Spitz, nous aurons pendant à peu près un mois des Américains à bord.

Nous commençons avec un groupe de l'agence (anglaise) Blue Planet, gérée par Ruperth, qui est habituellement présent à bord, mais pas cette fois. Nous avons une bonne variété internationale : des Américains, des Américains de Hong Kong, des Américains d'Inde, un couple de Kiwis et un Espagnol. Un groupe plutôt agréable (à peu d'exceptions près), et avec beaucoup d'humour (à peu d'exceptions près). Ils ont pour la plupart un armement conséquent en terme de chasse photographique, mais on ne s'étonne plus de tous ces bazookas. J'essaie juste de me faire petit avec mon zoom, j'ai le complexe facile. On a notamment un représentant stéréotypique de l'espèce "photographe consommateur", ici uniquement pour rapporter des clichés sensas' sans trop se bouger. Et nous avons nos deux meilleures guides, Agnès et Marie, qu'il fait bon d'avoir à bord ! Même si elles mangent beaucoup. :-)

Et notre chère Bête des Fiords, Dimitri, a rembarqué ! On partage de nouveau la même cabine, même si ce n'est plus la même.

Interlude : J'ai la semaine dernière manqué gravement à la fraternité au sein de l'équipage. J'ai oublié de présenter Luc dans le précédent article, suite à quoi il s'est senti très transparent, invisible, comme le fantôme de lui-même. Pour me faire pardonner, je souhaite lui adresser un big-up. Ce cher Lucho, de ses mains adroites et habiles, Bill, a la semaine dernière, en coopération avec Captain Arthur, procédé adroitement et habilement, et fructueusement, à la réparation de mon sèche-linge ! Le pauvre n'arrivait plus à détecter la présence du linge humide, et pour cause : le bout de charbon évaluant la conductivité de la bande métallique captant l'humidité, était un peu zigouillé. Maintenant, grâce à Luc et sa grâce, et au Captain, il fonctionne de nouveau à merveille. Grand merci à toi, Lucho, et à toi, Captain. La vie est plus belle désormais.

Jour 1. Nous embarquons nos passagers en fin d'aprem. Attribution des cabines, grands sourires, welcome onboard ! Puis nous nous mettons en route dans la foulée. Nous avons de grands projets d'ours et de banquise, aussi traçons-nous d'emblée vers le Nord. Le Captain fait son speech de présentation et de sécurité, puis c'est le tour d'Agnès et Marie. Le tout autour d'un petit apéro offert par Popol. Nous dînons ensuite, et les passagers vont se coucher comme des poules. Pendant ce temps, Popol continue son bonhomme de chemin vers le Nord : nous naviguerons toute la nuit jusqu'au petit matin. Captain, Luc (merci Luc), Dim, puis Captain prendront le quart à tour de rôles.

Jour 2. Nous arrivons à l'heure du petit déj à la Baie de la Madeleine. Nos passagers sont matinaux. Un peu trop, je dirais. Le matin, ils partent à deux zod' pour aller observer les morses, ceux-là mêmes qu'on avait vus la semaine dernière. Nous mangeons au mouillage, puis en début d'aprem, nous reprenons la navigation, à l'affut du poil beige. C'est Arthur qui le trouvera : le premier ours de la saison. Sur l'île de Danskøya, juste avant le Smeerenburgfjorden. Malheureusement, il est assez loin, et disparaît assez vite derrière un col. Les pax partent en zod pour tenter de le retrouver, mais ils ne verront de nouveau que brièvement et à distance, et l'eau est assez agitée où ils sont ; aussi l'abandonnent-ils à ses occupations. On redémarre, toujours cap au nord, et pendant ma sieste ils tombent sur un petit rorqual. On arrive au Fuglefiord, on fait un petit tour devant le glacier. Puis en repartant, on ralentit devant un phoque barbu échoué sur un glaçon : le Captain fait une approche douce et demande aux mécanos d'arrêter de piquer cinq minutes dans le peak arrière, ça fait monstre du bruit. Enfin, on jette l'ancre à , où les pax descendeent à terre pour visiter une cabane et se dégourdir les pattes, pendant que nous on prend l'apéro, pépères, à bord. La nuit, après avoir coupé le groupe, on entend le chant des phoques... c'est topissime.

French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
Ça c'est la Bête des Fiords, pas un phoque

Ça c'est la Bête des Fiords, pas un phoque

Jour 3. On vire l'ancre de bonne heure, et on poursuit notre ascention vers le Nord. Mais on est déjà tout au nord du Spitz, et bien vite on le laisse dans notre sillage : aujourd'hui, on monte jusqu'à la banquise ! Il fait beau, un arc-en-ciel se dessine à l'horizon. Ouah, so beautiful. Mais il y a un poil de houle tout de même. Cette journée de navigation en perspective m'offre la perspective d'une journée... peu chargée ! Nous arrivons au niveau de la glace en début d'après-midi. Malheureusement, elle est fragmentée en de myriades d'icebergs, de bourguignons, de glaçons et de glace pillée. On ne pourra vraisemblablement pas s'amarrer à la banquise pour y débarquer et passer la nuit, comme on le prévoyait. On tente une percée pour atteindre une plaque suffisamment grande, mais rien de très concluant. On décide de longer la "banquise" vers l'est, d'une part pour s'abriter un peu de la houle qui nous vient du sud, et donc peut-être trouver une banquise non brisée, et d'autre part pour chercher un our. Bien que l'exploration semble ravir nos passagers, elle reste vaine : on trouve des restes de carcasse, mais pas de prédateur. Au grand désespoir de Marie qui commence à soupirer à la passerelle ! En fin d'aprem, après avoir atteint 80°43'N, on retourne vers notre archipel. On arrive à destination à 1h du matin : Hamilton Bay.

French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
Fulmar

Fulmar

French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
Qu'il est beau !

Qu'il est beau !

Jour 4. C'est la folie de l'omelette ce matin. Un passager a eu l'audace de demander dès le 1er matin une omelette avec 3 blancs d'oeufs mais juste un jaune, des champignons et des poivrons, pour ne pas faire difficile. Or ce matin les passagers ont réalisé que l'herbe était toujours plus verte chez le voisin, et ne savent plus se contenter de leurs modestes oeufs sur le plat. "Je peux avoir pareil ?" L'un après l'autre. Heureux, Rodolphe, heureux. Ils font ce matin un tour en zodiac autour de la baie et devant le glacier de Hamilton. Et l'aprem, on descend au fond du Raudfjorden, avec toujours un oeil pour l'our. On les débarque sur l'île de Buchananhalvøya pour une petite ascension de 200m. Quelques-uns rentre prématurément. Trop d'efforts. On préfère trier nos photos. Puis on quitte le Raudfjorden, pour se rendre dans le Woodfjorden. On mouille dans les îles Andøyane.

French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)

Jour 5. Pendant le petit déj, Marie et Agnès montent dans le zodiac pour explorer les Andøyane. Malheureusement, pas d'ours. On poursuit donc notre route, et on se dirige vers un de nos coins habituels : la petite baie au sud de Texas Bar. Un bar qui en réalité ne fait pas autant rêver que ce que son nom suggère. Il y a un vent de gueux. Les passagers débarquent sur la moraine, font une petite balade avec vue sur le glacier Ericbreen. Et l'aprem', on fait un tour devant le glacier de Monaco. On rebrousse ensuite chemin : retour vers Hamilton Bay, on cherchera les ours dans ce secteur. On y arrive vers 22h, le groupe est coupé à 22h30 : il fait grand soleil, la brise est douce, la foule d'oiseaux sur la falaise d'à côté fait son brouhaha, c'est une merveille.

Jour 6. Aujourd'hui, on trouve un ours. Tel est le but de cette journée. On navigue en scrutant chaque recoin de la côte, et finalement, en fin de matinée, Agnès en aperçoit un à l'entrée du Fuglefjord. Ou plutôt une. C'est une femelle un peu maigrichonne. On met les zod' à l'eau et les passagers la suivent dans ses pérégrinations. Ils ne la suivront pas bien longtemps : l'ourse finit par monter sur un petit col et s'éloigne. Marie et Agnès font le tour de la petite pointe pour la retrouver de l'autre côté, mais elle n'y est pas. Avec Rodolphe et Matthieu on se joint à la partie et on cherche avec le groupe, à Holmiabukta, en vain. En fait, elle s'est arrêtée juste derrière le col pour piquer un petit roupillon. Les passagers retentent leur chance après le déjeuner, mais elle n'est pas décidée à bouger. Ils partent alors observer les macareux sur l'île Ytre Norskøya. Et en fin d'aprem, on retourne dans notre baie de Holmiabukta : l'ourse s'est remise à bouger. Les passagers sautent dans les zod', et nous, l'équipage (Dim, Luc, Matthieu, Colin, Rodolphe et moi) on prend le 3ème zod et on se met sur leurs talons. Une belle observation.

French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)
French toast, please ! (1st part)

Commenter cet article