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Jotamastic 80

Publié le

Chers lecteurs,

Encore un article qui commence par "Chers lecteurs". Parce que vous le valez bien.

Jour 1. Après le marathon du switch, les nouveaux passagers arrivent en fin d'après-midi. Americans, again. Des Californiens, des Texans, des Alaskaïens... guidés par notre cher Scott Davis (toujours à la recherche d'une French Unicorn, avis aux amatrices), et notre chère Agnès. Un excellent groupe, excellemment guidé. Pas d'élément agaçant cette semaine, tout se déroulera dans la bonne humeur. De nouveau, nous voguons dès leur arrivée vers le nord, all night long.

Jour 2. On arrive à la Baie de la Madeleine pour le petit déj, comme la croisière précédente. Le temps est couvert, brouillardeux. Les passagers sortent pour aller serrer la pince aux morses, mais malheureusement ils doivent être en congé (les morses) ; petit tour devant le glacier et ils reviennent bien vite à bord (pas les morses). On se dirige alors vers le nord, en scrutant les côtes pour un éventuel ours : c'est à l'eau qu'il est alors repéré, juste pendant le déjeuner, le capitaine a bien failli lui passer dessus. L'ours se dirige vers une île : hélas c'est sur l'île de Moseøya qu'il débarque, et c'est une réserve naturelle, interdit de s'approcher à moins de 300m. L'ours a de la suite dans les idées, visiblement. Il vagabonde sur son petit îlot pendant plusieurs heures, pendant que nous on attend qu'il se décide à migrer vers des terres un peu plus légales. Mais il a l'air d'en avoir décidé autrement. Ciao bear ! On poursuit la navigación, on passe dans le Fuglefjorden, devant son glacier, et on a alors le droit à une magnifique lumière, un soleil bien réchauffant et un beau ciel bleu au-dessus de nos têtes. Le soir, on navigue jusque Moffen, une petite île toute plate (c'est juste du sable) au nord du Woodfjorden.

Jotamastic 80
Jotamastic 80

Jour 3. Réveil énergique ce matin. L'alarme générale sonne, pas pour nous dire qu'il faut évacuer le bateau, mais pour nous avertir qu'il y a quelque chose à voir. Un ours s'est campé sur l'île de Moffen, juste à côté du troupeau de morse : un petit groupe parmi eux reste insoucieusement affalé sur la plage, tandis que le reste est à l'eau ; un autre petit groupe vient nous rendre visite autour du bateau, en toute curiosité. Peut-être souhaitent-ils trouver refuge à bord ? Hélas, toutes les cabines sont déjà occupées... Hélas aussi en ce qui concerne l'ours : Moffen est également une réserve naturelle, décidément... Another forbidden bear. Et là, il n'y a pas d'autres terres aux alentours proches. Ciao bear ! On reprend le programme initial : on monte vers la banquise. On arrive en début d'aprem. Ce sont à peu de choses près les mêmes conditions que la croisière dernière : du brouillard, la banquise est disloquée, et... pas d'ours. Nos deux guides Agnès et Scott, Arthur et d'autres s'abîment les yeux tout l'aprem aux jumelles à la recherche du poil jaune : mais c'est en vain. A un moment, on aperçoit un troupeau de bêtes marines, sans trop savoir ce que c'est : trop gros pour être des phoques, ne seraient-ce pas des narvals ? L'alerte est donnée dans le doute, mais ils ont plongé déjà... pour ne plus refaire surface. Just an illusion ? Plus tard, c'est un ours qu'ils croiront entrevoir. Tout le monde est mobilisé, mais impossible de remettre l'oeil sur l'ours. An illusion again ? Le soir, après dîner, on aperçoit sur un glaçon un cadavre de phoque, avec une piscine de sang pour la déco. Ca, ce n'est pas une illusion. On hésite à s'accrocher à l'iceberg pour la nuit, mais finalement, ce sont des quarts de veille de 2h qui sont organisés pour garder un oeil sur ce qui se passe - on passe la nuit à la dérive. Car un bon gros steak tartare comme celui-là, ça devrait sans doute attirer du nounours !

Ours sur Moffen

Ours sur Moffen

Jotamastic 80
Jotamastic 80
Jotamastic 80
Slaughter

Slaughter

Jour 4. La veille n'a rien donné. Aucun ours ne s'est pointé. Par contre, tout le monde (nos chers marins qui ont veillé) a la tête dans le cul. Moi, j'ai bien dormi. On navigue toute la matinée dans le brouillard. Ca donne une impression bizarre, comme si on errait dans la brume sans trop savoir où on allait, et comme si le temps s'était arrêté, aussi. On arrive aux Sept Îles en début d'aprem, et les passagers sortent en zod' - ils observeront des morses avec des petits tout mignons. Il y a toujours plein de brouillard, mais le soleil perce à travers, ça rend le tableau presque surréaliste. Ils se refont une petite sortie avant d'aller se coucher.

Jour 5. Today, oh it's such a perfect day ! Le brouillard s'est levé : on reste aux Sept Îles. Les pax font un tour de zod le matin : ils repèrent trois ours ! En fin de matinée, on squatte le dernier zod' avec une partie de l'équipage pour aller voir les deux ours qui sont encore en vue, sur l'île principale des Sept, Phippsøya : les deux font dodo, tranquillement, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. On se demande si ce n'est pas un mère avec son petit de 2, 3 ans. Puis c'est l'autre moitié de l'équipage qui retourne voir les nours : je refais un petit tour. Le jeune ours s'est réveillé, il vagabonde sur la plage, et joue avec les déchets en plastique que la mer a échoués ici. Il est bien fat, bien dodu, tout blanc tout beau, tout jeune, en somme une bonne grosse peluche. Mais on s'abstiendra d'aller lui faire des câlins. Après déjeuner, c'est reparti pour un tour : j'ai fini mon taf, alors je me joins au passagers dans le zod' d'Agnès. On essaie d'aller retrouver le 3ème ours de l'autre côté de l'île, mais il semble s'être éclipsé. Sur la route, on croise encore des morses, perchés sur une pointe rocheuse. On retourne au bateau pour se réchauffer avec un thé, et bientôt on aperçoit, depuis la passerelle, une mère et ses deux petits qui débarquent dans la baie où est garé Popol. On n'est pas les seuls sur Phippsøya, alors on se dépêche de saisir l'occasion avant que les autres ne les repèrent aussi ; mais le mot sera passé bien vite. On prend le 3ème zod avec Flo et Arthur. La petite bande d'ours prend des raccourcis à travers l'île, ce qui nous oblige à faire un détour à chaque fois pour changer de baie ; et à chaque baie, on est toujours plus de zodiacs sur le coup : les notres, puis ceux de l'Origo, puis ceux de l'Expedition, à la fin on se retrouve à neuf embarquations... La mère allaite ses petits, mais ils semblent commencer à être ennuyés par tous ces bourdonnements. On décide alors de les laisser en paix. C'était une superbe scène en tout cas, c'était tout mignon tout plein.

Jotamastic 80
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Ouvre un Coca-Cola. Ouvre du bonheur.

Ouvre un Coca-Cola. Ouvre du bonheur.

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Course à l'ours

Course à l'ours

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Jour 6. Journée entière de navigation. Les passagers se reposent. On taille d'abord vers l'ouest, jusqu'à retomber sur la banquise, puis cap sud-ouest, pour arriver en soirée à Hamiltonbukta, dans le Raudfjorden. Les passagers prennent alors l'air en zod, pendant que nous on se fait un petit rami.

Jour 7. On quitte Hamilton, pour faire débarquer les pax sur l'île d'Ytre Norskøya : là-haut, ils peuvent observer des macareux moines et des mergules. Pendant le déjeuner, Scott et Agnès partent en expédition zodiac, en quête d'un ours. On les retrouve à Smeereburg, où ils emmènent leurs passagers voir les morses. Il fait super beau : grand ciel bleu, le soleil tappe, on est en t-shirt sur le sundeck (qui porte alors bien son nom), comme si qu'on était en été quoi ! On repart pour le fond du Smeerenburgfjorden pour voir le glacier. Et enfin, on se rend à la Madeleine. Après dîner, nous (tout l'équipage, sauf Arthur qui garde le véhicule) nous joignons aux passagers pour une petite sortie aux mergules : ce sera notre activité récréative de groupe. Récréative, mais surtout décompressive : nous semblons alors perdre tout contrôle de nous-même, et retombons à un stade assez juvénile (loin du groupe des passagers, bien sûr). Ca fait grand bien !

Jotamastic 80
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Crew

Crew

Le penseur de Rodin

Le penseur de Rodin

Le bronzeur de Robin

Le bronzeur de Robin

Jotamastic 80
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Salsa !

Salsa !

Jour 8. A l'aube, nous quittons la Madeleine. Direction la Baie du Roi. Le temps est toujours au beau fixe, c'est un régal. On arrive juste après le déjeuner : les passagers sortent marcher à Ossian Sarsfjellet, la petite île (est-ce une île ?) aux renards et aux rennes et aux oiseaux. J'ai les cabines à faire, alors j'active le mode top speed, Dim passe l'aspi pour moi, et avec Luc, Colin et Chef, on rejoint les passagers un peu plus tard, avec du chocolat chaud et des biscuits. Service spécial ! Avec ce temps la balade est superbe, mais malheureusement, cette fois j'ai pensé à prendre une carte SD, et évidemment les renards ne se montrent pas. Peut-être fait-il trop chaud pour eux ? Pour finir, les pax refont une petite sortie en zod devant les falaises, puis on se dirige vers le glacier Blomstrandbreen pour dîner.

Best friends forever ♡

Best friends forever ♡

Flower by Kenzo

Flower by Kenzo

Ooohh djudjidubububu !

Ooohh djudjidubububu !

Jotamastic 80
Falaise à zoiseaux

Falaise à zoiseaux

Kittywakes and Guillemots

Kittywakes and Guillemots

Yum

Yum

Little birdy

Little birdy

Jour 9. Le chaud soleil de ces deux derniers jours n'est déjà plus qu'un doux souvenir. La pluiesaille prend le relais. Matinée à bord du Polaris pour tous ! L'aprem, ils descendent à Ny London, j'en profite pour shampoïner la moquette. Puis on se met en route vers le sud, la mer est agitée. Aujourd'hui on est le 4 Juillet, c'est la fête nationale américaine : en voilà une bonne surprise ! C'est le 240ème anniversaire de l'Independance Day. Pour l'occasion, ce sera un apéro fait de champagne sur le sundeck ! Le soleil est de retour pour eux. Également pour l'occasion, l'équipage apporte une french touch notoire : Dim, Luc, Colin et Matthieu se font la moustache (Matthieu va jusqu'à raser toute sa barbe !), pour moi c'est les rouflaquettes, et quant au chef, il se fait la moustache à la mexicaine - depuis il m'intimide encore plus, ça lui donne des airs de mafieux... Par un certain concours de circonstances, je me retrouve à poser pour une photo au milieu de mesdames : c'est chaud, chaud, chaud ! On arrive à Poolepynten à la fin du repas, juste au moment d'envoyer les jolis gateaux au chocolat du Chef, spécialement réalisés pour l'occasion avec amour - amour mexicain, bien sûr !

L'équipage au complet ( by Agnès Desange )

L'équipage au complet ( by Agnès Desange )

Jour 10. Il y a trois malheureux morses qui se batent en duel à Poolepynten : on vire l'ancre, et waegoo. Sur la route, on croise en revanche des baleines bleues, pour compenser. L'aprem, c'est la traditionnelle sortie finale à Alkehornet. Je me dépêche de faire mon nettoyage, et avec Dim et Chef on retrouve les passagers dans la toundra, biscuits en poche. Chef et moi on se fait une petite ascention jusqu'au pied de la grosse falaise triangulaire (c'est pendu, nom d'un petit bonhomme !) ; enfin, deux ascentions pour le Chef. Puis on fait une petite course à pied pour aller chercher le zod pour rembarquer les pax... que de sport ! On l'a fait courrir le père Dimitri ! Et ma foi, nous voilà rendus à la capitale ! Longyear, sweet Longyear.

Jotamastic 80
Mexicano caminando

Mexicano caminando

Jotamastic 80
Alkehornet my dear

Alkehornet my dear

Ohhhh jizz !

Ohhhh jizz !

Benoît est arrivé ce soir. Il prend la relève d'Arthur. Et Papa Tango Charlie arrive demain midi ! :-)

On est au Kroa avec Agnès, on vous salue ! :-)

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