Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Lofoten Islands

Publié le

Chers lecturlureurs,

Après notre grande traversée roulante de Longyearbyen à Tromsö, nous avons donc, en deux jours de plus, descendu la côte norvégienne jusqu'à Svolvær. Une pitite ville ma foi fort sympathique, avec plein de verdure et une belle place centrale en face des quais. La grisaille et la pluie, comme de nombreux témoignages en avaient témoigné, nous ont accueillis. Nous y sommes arrivés deux jours avant les passagers, de quoi se remettre des récentes péripéties, de quoi se remettre les idées en place, avec un sol bien ferme qui ne bouge pas.

Véro est arrivée le soir même. Après un triathlon de deux jours et demi, avion, train et ferry. Le patron, Arthur, est arrivé le lendemain midi pour prendre la relève de Benoît, qui lui est reparti le surlendemain matin. Enfin, les passagers ont embarqué ce même surlendemain au soir, en deux fournées. Et le sur-surlendemain matin, nous avons appareillé pour une croisière d'une semaine dans les Îles Lofoten... Une croisière absolument merveilleuse !

Les témoignages sur la météo toujours pluvieuse de cet archipel se sont bien vite trouvés inexacts, face à ce qu'on pourrait appeler une exceptionnelle exception. Bien qu'un peu grisonnant les deux premiers jours, mais sans plus de pluie qu'une toute petite bruine, le ciel s'est ensuite éclairci et nous a offert ce beau soleil lofotonien. En prime, ce ciel dégagé nous a permis d'apercevoir ces étranges lueurs colorées, une certaine nuit...

Cette croisière à fait une sacrée différence par rapport au Spitzberg. Déjà, retrouver la végétation fait un choc : ouaouh, mon dieu, un arbre ! Un arbre !! Mais plus encore que les arbres, ce vert partout partout, de l'herbe, des mousses épaisses de 15 cm sur les rochers, qui en font des matelas super confortables. À vagabonder sur ces mousses, on se croirait dans un jeu vidéo où on peut rebondir partout, ou se laisser tomber de n'importe où... Géniales, ces mousses ! Un autre avantage par rapport au Spitz (bien que la réciproque soit aussi un avantage là-bas, un mal pour un bien), c'est que les Lofoten sont un poil plus civilisées. Et que dans bien des endroits où l'on s'arrête, même s'il n'y a qu'une bourgade de 20 maisons, il y a souvent un quai auquel on peut s'amarrer. Autrement dit, une fois tout le travail de nettoyage bouclé, il y a possibilité de descendre à terre et se faire une petite (voire grande) balade, sans avoir à solliciter les zodiacs. Et ça, ça n'a pas de prix ! D'autant que (un autre mal pour un autre bien), ici il n'y a pas d'ours polaire, et on n'est pas obligé de se trimballer aux aguets avec un fusil ou un porteur de fusil. Enfin, en bref, cela offre une bien plus grande liberté en terme de vadrouille. L'avantage en plus pour moi cette semaine, c'est que Véro me faisait la moitié du travail, ce qui nous laissait plus de temps pour nous balader ensemble. :-)

Mais venons-en quand-même au déroulement de cette croisière. C'était, je ne sais plus si je l'ai mentionné, une croisière randonnée. Avec des passagers franchement adorables, et idem pour les deux guides (de St Gervais), Pascal (qui guidait aussi la toute première croisière ski que j'ai faite) et Mickael (accompagnateur moyenne montagne).

Lofoten Islands

Le 1er jour, nous avons déposé les passagers et Véro (qui se faisait passer alternativement pour passagère et pour membre d'équipage, ha ha) pour une première randonnée sur l'île de Storemolla, et nous les avons récupérés plus loin à Ulvågen, une petite bourgade d'une tranquillité merveilleuse - le 1er des six endroits où je me suis dit : je veux vivre ici. Ils n'ont pas manqué de nous ramener des sacs de champignons et d'airelles, que Flo nous a ensuite cuisiné d'une exquise façon. ;-)

Le 2ème jour, la randonnée se passait dans le Trollfjorden, un fiord encaissé et étroit, de toute beauté. Là, les passagers ont fait une bonne grimpette et une longue balade. Pour ma part, je suis sorti me promener avec Arthur après manger, mais lui a du faire demi-tour après peu. J'ai continué, pressé le pas, grimpé, craché mes poumons, pris un raccourci par un col, et j'ai retrouvé le groupe de l'autre côté. Bon, la pente était un peu raide et glissante, je glissait plutôt que marchais, ça a du faire rire les passagers. On est redescendu en hors-piste, à travers des pierriers et des champs de fougères, c'était une sacrée aventure, mais tout le monde est revenu au bateau sain et sauf.

Le jour 3, c'est à Nusfjord que nous nous sommes rendus, et où nous nous sommes mis à quai. Je crois, après mûre réflexion, que c'est mon endroit préféré des Lofoten. Imaginez une petite baie, un mini village tout mignon, autour un arc de cercle de montagnes bien hautes ; à l'intérieur de cet arc, un arc plus petit constitué d'une série de lacs ; et au centre de ces lacs, un groupe de petites collines, offrant un panorama absolument magique sur tout ce paysage... Voilà ce qu'est Nusfjord. Un coin où l'on peut faire mille randos différentes. Magique. Ce jour, Véro est restée et m'a aidé à faire les cabines, puis on est parti se promener ensemble sur ces collines centrales. Là-haut, on se sent vivant, naturellement. On a aperçu, sur le flanc de montagne en face de nous, la procession de nos randonneurs... "qui seront dans 15 min au bateau" ! J'ai couru un sprint, laissant Véro derrière, pour arriver avant les passagers.

Jour 4 : nous avons navigué jusqu'à la "pointe" Sud des Lofoten : l'île de Væroy (non, pas l'île de Véro !). Une toute petite île, beaucoup plus simple paysagiquement parlant, beaucoup moins végétative, mais pas moins belle pour autant. Les passagers sont montés en haut de la petite montagne ; quant à nous, Dim, Flo, Luc et moi, nous avons plus tard pris le sentier côtier tout mignon. Le soir de ce jour 4, nous avons pris le quai (on le rendrait au matin) à la ville de Reine (prononcer raïneu). Et la nuit de ce jour 4, nous avons pu observer, que dis-je, admirer, ces fameuses et fabuleuses aurores boréales, dans toute leur splendeur et leur magie. Timides de prime abord, elles nous ont plus tard offert une danse merveilleuse : j'ignorais qu'elles pouvaient frétiller si vite ! J'ai pu m'entraîner à la pose longue avec mon appareil, en essayant quand même de profiter du spectacle avec mes yeux.

Le jour 5, nous sommes passés sous le pont de Reine et avons pénétré dans le Kjerkfjorden, et à l'embranchement nous avons pris à droite. Au fond du fiord, les passagers ont débarqué. Ils ont monté un petit col, puis ont rejoint, quelques kilomètres plus loin, la mer de l'autre côté. Avec. Véro, on a plus tard grimpé ce col, et on y a rencontré deux randonneurs israéliens bien sympa. On est aussi tombé sur une masse de brouillard qui débordait du col : on est monté un peu plus haut, et on a eu une vue splendide sur la mer de brouillard.

Enfin, le jour 6, on est allé à l'autre embranchement du Kjerkfjorden. Après avoir déposé les passagers et que les cabines soient faites, j'ai conduit Véro en zod (non sans un certain stress) jusqu'à la jetée de Vindstad, d'où on s'est fait une petite balade jusqu'au col au fond du Bunesfjorden - en haut duquel on avait vue sur une plage au Nord et une plage au Sud. Et c'était notre dernière excursion ! On a récupéré les passagers à Moskenes, puis on a navigué 5h jusqu'à Svolvær. Retour à la case départ !

Ce fut une de mes plus belles croisières, elle était particulièrement parfaite. Je posterai les photos incessamment sous peu. D'ici là, je vous embrasse, et les Lofoten également.

P.S. : un grand merci au roi Arthur !

Commenter cet article