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MacAiriau Moines

Publié le

Chers lecteurs,

A nouvelle croisière, nouvel article. Pour l'aborder, je commencerai par une petite citation, toute fraîche d'hier :

Chef : "Moi je ne me lave qu'au savon."

Colin : "Moi c'est l'inverse ! Enfin... je sais plus..."

Jour 1 - 16.07. Je me lève à 2h15 (après m'être couché à 1h) pour emmener pôpa à l'aéroport en zod - Agnès se joint à nous, elle ne s'est pas couchée ! Tout est brumeux, le plafond nuageux bien bas : ce n'est pas la nuit car on y voit clair, mais ça donne une ambiance assez nocturne tout de même - Agnès prend même un GPS au cas où on n'arrive plus à s'y retrouver. On dépose papa, et une fois de retour, bien au chaud dans le lit, il m'envoie un sms : "pas d'avion, trop de brouillard !". Le comble ! Il passe la nuit à l'hôtel. Et le midi, on le voit se repointer comme une fleur sur le bateau : "C'est re moi, vous vous débarasserez pas de moi comme ça !" Ha ha. En tout cas, le brouillard n'a pas bloqué que son avion à lui : c'est également tout le charter Grands Espaces qui est coincé ! Avec nos futurs passagers et ceux de l'Ocean Nova, soit une centaine de clients. Ils tentent malgré tout le trajet, passent au-dessus de Longyearbyen, puis... repartent à Tromsø. Tous à l'hôtel ! Pour nous, ô fatalité, c'est soirée off inopinée : du coup ! On se fait la main sur le gin-to. Et le soir, on se fait un petit burger tous ensemble en ville. Puis on retrouve les équipages de l'Isbjorn, de l'Aztec Lady, de l'Aurora Explorer, de l'Ocean Nova : au bar... Eux aussi attendent tristement leurs passagers. Et après je ne donne plus trop de détail parce que bon...

Jour 2 - 17.07. Grasse matinée jusqu'à 11h. Mais réveil bien difficile, heureusement que je me suis acquitté de mes tâches la veille, parce que là, j'ai un peu une énergie de cadavre. La mission du jour : survivre. Chef me fait lire un article sur les bienfaits du gin : j'aimerais bien le croire, mais mon bide et mon crâne ont visiblement plus de mal... Le brouillard finit par se dégager. Après des estimations de départ à midi pour l'avion, puis 15h, puis 15h30, il décolle finalement à 16h. Et celui de mon pôpa arrive à 17h30 : il va enfin pouvoir repartir ! Tant pis pour son week-end, il n'en reste plus grand chose, ha ha. On embarque nos passagers vers 18h : on reste au mouillage, et on fait des allers-retours en zodiaque. Une première navette nous amène Anne-Cécile, la petite soeur de Luc, Aline, sa remplaçante, ainsi que les bagages des pax. Puis les passagers eux-mêmes arrivent. Cette semaine, on va enfin pouvoir parler français, grâce à un beau petit assortiment francophone : des Français, des Belges, des Canadiens, un Suisse, et une Italienne. Malgré leur journée perdue (enfin, ils ont pu visiter Tromsö tout de même), ils n'ont pas l'air sur les nerfs du tout et embarquent dans la bonne humeur. Hallelujah. On part dans la foulée, apéro-briefing, dîner, et on prend la direction du Nord, navigation toute la nuit. Je ne fais pas de vieux os, et vraisemblablement je ne suis pas le seul !

Jour 3 - 18.07. Nous arrivons au glacier de Lilliehook, dans la Baie de la Croix, dans le timing du petit déj, comme prévu. C'est la première fois que je viens ici cette année ! Les passagers montent dans le zodiaque pour aller voir de plus près le long front glaciaire. Déjeuner de retour à bord, et on se dirige vers la suite. On croise le Boréal, le bateau sur lequel Sam et Agnès on bossé l'automne dernier au large des îles Malouines, celui-là même qui a (et à ce moment-là même) dû être évacué à cause d'un incendie. Après des mois de réparations, le revoilà sur sa coque ! On croise également un barbu (pas un Norvégien ni un Bourguignon, mais bien un phoque) dérivant sur son navire de glace. Approche en bateau, puis en zodiaque. On s'arrête également à la falaise à oiseaux, au sud de la chaîne de Kong Haakon Halvøy. On navigue ensuite vers le glacier du 14 Juillet, où les passagers sortent en zodiaque puis à terre pour une petite balade sur la moraine. Enfin, on quitte le Krossfjorden en direction de la Madeleine, où nous arrivons vers 23h. Dans la soirée, Agnès propose une sortie tardive au cas où il y ait des morses en arrivant : heureusement, rien en vue, on peut aller se coucher !

Jour 4 - 19.07. A la fin du petit déj, un des passagers regarde à travers les saborts chauffants et déclare : "oh, il y a un ours !", d'une voix qui nous fait penser que c'est une blague. Ou un iceberg dont la forme rappelle celle du plantigrade. Mais il y a effectivement un nounours qui se balade sur la plage, à 100m du bateau ! Quelle surprise, même pas besoin de le chercher, il vient à nous. Les zods sont sortis en vitesse, et les pax se mettent à leur trousse. Benoît prend le 3ème avec Aline pour lui montrer à quoi ressemble la bête, et en bon gentleman, embarque aussi l'équipage du petit voilier d'à côté. Ils le suivent pendant un bon moment, et l'ours les mènent jusqu'au groupe de morses qu'ils étaient censés aller voir initialement. Un bon combo. Après le déjeuner, on explore en bateau les fjords, les zyeux dans les jumelles (enfin moi j'me la coule douce, certes). Smeerenburgfjorden, son glacier, Fuglefjorden, son glacier... mais pas d'ours en vue. On va mouiller à Holmiabukta, et avant le repas, les passagers sortent visiter une cabane de trappeurs. Ce qui nous laisse le temps... pour un Picon ! La bouteille que M. Bourgui m'a ramenée touche à sa fin, mais heureusement, Anne-Cécile (la petie soeur de Luc) m'en a ramené une nouvelle !! Sous les conseils avisés de sa mère, Monique-Emmanuelle. Alors j'adresse ici un big-up tout particulier, et ma reconnaissance éternelle à la famille Airiau ; qui plus est, Luc passe sa dernière semaine à bord, le pauvre retournant à l'école en septembre pour sa dernière année de marine marchande. Luc, tu vas nous manquer !

Mais je m'égare. Le Picon, c'est la vie. Et je fais maintenant un big-up spécial à tous ceux de ma famille qui se sentent concernés, je pense surtout à Arthur et Simon : "c'est en 1837, à Philippeville en Algérie, que Gaétan Picon crée sa fameuse recette, connue alors sous le nom d'AMER AFRICAIN. En 1870, de retour en France, il diffuse rapidement cette nouvelle boisson, qui deviendra bientôt le célèbre AMER PICON. Encore aujourd'hui, PICON est élaboré d'après sa recette originale. Des écorces d'oranges, de la gentiane, du quinquina et beaucoup de savoir-faire lui donnent ce goût unique tant apprécié." Gaétan Picon

Après le dîner, on sort, passagers et équipage (et l'équipassagère Anne-Cécile) voir la petite colonie de phoques communs (ou veaux marins, l'un comme l'autre étant je trouve injustement dépréciatifs pour ces attachantes bébêtes). Ils sont curieux, ils sortent la tête de l'eau discrètement, quand ils sont en confiance ils sautent sur un rocher et adoptent la position banane dessus ; ils font aussi claquer l'eau avec leur queue, et à la fin ils nous font un concert de bruits assez rigolos. C'est la première fois que je les observe !

MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
Suricate

Suricate

Jour 5 - 20.07. On navigue toute la matinée vers le Liefdefjorden, où il y a potentiellement des ours sur les îles Andoyane. Et effectivement, l'un d'entre eux est repéré sur la grande plaine de Reinsdirflya, à l'entrée du fjord. On jette nos passagers, et on va se garer plus près des Andøyane. En prime ils observent aussi des bélugas. Puis c'est ensuite une mère avec son (assez grand) petit qui est aperçu aux Andøyane : pas pire. On prend un zod en fin d'aprem avec l'équipage, mais ils sont tous les deux couchés pépères, pas décidés à se bouger. Le temps nous presse : on reviens déjà sur nos pas, on navigue jusqu'à Hamilton Bay dans le Raudfjorden, et on y passe la nuit.

MacAiriau Moines

Jour 6 - 21.07. Le matin, les passagers font le tour de zozo habituel de la baie d'Hamilton, avec photos de mode sur le fameux caillou (désormais propriété des Bourguignon), et aperçoivent au pied d'une falaise un renard polaire. L'aprem, débarquement sur l'île d'Ytre-Norskøya, où je me fais une petite sortie avec Luc et Anne-Cé. Deuxième fois que je viens ici, mais première fois que je peux voir les fameux petits macareux nichés sur leur falaise. De braves pitites bêtes. L'un d'entre eux partage son bout de rocher avec un mergule, ils sont mignons ! On navigue tout le reste de la journée vers la Baie du Roi, où on arrive à minuit. Nuit devant le Blomstrandbreen.

MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau

MacAiriau

MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
Best friends forever

Best friends forever

J'arriiiiiive !

J'arriiiiiive !

MacAiriau heureux

MacAiriau heureux

MacAiriau blasés : y a pas de wifi !

MacAiriau blasés : y a pas de wifi !

Guillemot à miroir

Guillemot à miroir

A moi ?

A moi ?

MacAiriau Moines
MacAiriau Moines

Jour 7 - 22.07. Réveil brumeux. Ca recommence... On fait le tour de l'île de Blomstrand, et les passagers débarquent à Ny London. Ils verront un petit renard duquel ils pourront pas mal s'approcher, et dont je suis un peu jaloux... L'aprem', sortie à Ossian Sarsfjellet - on fait bande à part avec Luc, Anne-Cé et Chef. Pour se dépenser un peu. On part à la recherche d'un des oeillets de ma paire de jumelles, que j'ai perdu près d'un promontoire rocheux il y a de ça trois croisières. Et alors que nous ne sommes plus qu'à quelques centaines de mètres de l'endroit, Agnès nous appelle à la radio : un ours a été aperçu sur la plage en contre-bas. Colin part en zodiac le surveiller, pour s'assurer qu'on peut redescendre en toute sécurité. On presse le pas, et on rejoint le bateau sans encombre. L'ours dort à poings fermés au pied de sa falaise. On est passé à 30m de l'endroit où mon oeillet attendait mon retour, en vain... On retourne le voir en zod, mais il ne bouge pas. Les pax continuent leur aprem par un tour en zodiac devant le glacier Kongsbreen, d'où ils reviennent avec un engin en rade... On navigue ensuite jusque Poolepynten.

A moi ?

A moi ?

Jour 8 - 23.07. Procédure habituelle du dernier jour de croisière : morses le matin à Poolepynten, et débarquement l'aprem à Alkehornet. Petit imprévu toutefois, et relativement de taille : un bateau nous signale la présence d'un our dans la baie. Les pax sortent en zozo pour aller à sa recherche et l'observer un peu, puis, l'ours s'éloignant, on débarque quand meme à Alke. Et je torche la fin de cet article parce que j'ai pas tant de temps que ça...

En addenda, j'adresse un gros hug aux éléments de qualité que l'on vient de perdre : Agnès, qui aura été de si bonne compagnie pour ces quatre dernières croisières, Colin, un matelot en or qui j'espère nous reviendra, Matthieu qui est parti la semaine dernière mais pas bien loi, et Lucho, camarade de mon coeur - et sa petite soeur ! Je faisais un peu la gueule ce matin, mais c'est parce que je suis triste. Vous allez me manquer ! Rentrez bien en tout cas le copains, et tout de bon.

Alke

Alke

Trouvez l'our

Trouvez l'our

MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
MacAiriau Moines
Copain !

Copain !

What ? I sneezed. I'm not allowed to sneeze ?!

What ? I sneezed. I'm not allowed to sneeze ?!

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AgnèsB 24/07/2016 23:57

Chouette article, que je déguste avant de retrouver mon lit dans ma maison ce soir... Superbes photos aussi, comme toujours d'un talentueux (fils de) photographe (j'aime bien celle de "trouvez l'ours" ;-))
Moi aussi j'étais un peu triste ce matin (et hier en te laissant à bord...) et ce soir... car vous me manquez aussi les cocos du Popol !
Bon vent mon cher Alain et à très vite !!